Œil sur l’Afrique de 26 juillet – 2 Août 2025
Par : Ibrahim Keïta
Région Afrique du Nord :
Sahara occidental : le roi du Maroc appelle au dialogue avec l'Algérie
Jeudi 31 juillet 2025
À l’occasion du 26e anniversaire de la Fête du Trône marquant son intronisation, le roi du Maroc, Mohammed VI, a appelé à un « dialogue fraternel et sincère » avec l’Algérie mardi.
En effet, le roi a redit sa position « claire et constante » selon laquelle le Maroc est favorable à un « dialogue franc et responsable » sur les « différentes questions en souffrance entre les deux pays ».
La principale question en souffrance entre les deux pays est celle du Sahara occidental, cette ancienne colonie espagnole que le Maroc et l’Algérie se disputent depuis 1975.
Bien qu’en majorité contrôlée par le Maroc, le territoire est également revendiqué par les indépendantistes du Front Polisario soutenus par l’Algérie, tandis qu’il est considéré comme un territoire non autonome par les Nations unies. Dans son discours, Mohammed VI a donc prôné pour une « solution consensuelle qui sauve la face à toutes les parties », sans pour autant développer.
La souveraineté de Rabat sur le Sahara occidental a été reconnue par les États-Unis en 2020. Une reconnaissance obtenue en échange de la normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël, négociée dans le cadre des accords d’Abraham. D’autres pays, dont la France, ont également reconnu la souveraineté du Maroc depuis.
Le roi a d’ailleurs exprimé sa gratitude aux soutiens internationaux au plan d’autonomie marocain.
Malgré deux premiers appels au dialogue de la part du Maroc, en 2018 et en 2021, après la rupture des relations diplomatiques, l’Algérie n’a jamais formulé de réponse officielle depuis, une situation qualifiée de « regrettable » par le roi.
Mohammed VI, 61 ans, a entamé son règne le 23 juillet 1999 à la mort de son père Hassan II.
De son cotée, le président américain, Donald Trump a réaffirmé le soutien à la souveraineté marocaine au Sahara occidental.
Le chef d’État américain a renouvelé la position de Washington sur la question du Sahara, en réaffirmant que « les États-Unis d’Amérique reconnaissent la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental » et que la proposition d’autonomie présentée par le Royaume constitue « la seule base sérieuse, crédible et réaliste » pour parvenir à une solution durable.
Source : Le Figaro avec AFP et APAnews
Alger répond à Paris dans l’affaire des valises diplomatiques
Dimanche 27 août 2025
L'Algérie réagi aux mesures entravant ses diplomates à Paris pour récupérer les valises diplomatiques. La diplomatie algérienne a protesté contre ce qu’elle a qualifié de violation de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et a pris des mesures proportionnelles vis-à-vis des diplomates français.
Alger a de nouveau haussé le ton contre Paris dans la journée du 26 juillet, dans ce qui est qualifié d’affaire des valises diplomatiques. À l’origine de ce nouvel épisode de la brouille entre les deux pays, la décision du ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, d’imposer des entraves à l’acheminement et à la récupération des valises diplomatiques de la représentation algérienne à Paris.
Selon les règles internationales, ces documents officiels, dont le contenu est souvent de nature confidentielle ou diplomatique, doivent être acheminés en toute sécurité et sans obstruction. Cette règle n’a pas été respectée par les autorités françaises qui ont mis en place des obstacles administratifs et logistiques ces derniers mois, et ce, malgré les promesses du Quai d'Orsay de régler ce problème.
La presse algérienne a rapporté qu’en l’espace de 48 heures, le ministère des Affaires étrangères de l’Algérie avait convoqué par deux fois le chargé d’affaires de l’ambassade de France au sujet de la mesure du ministère français de l’Intérieur d’imposer des entraves à l’acheminement et à la récupération des valises diplomatiques de la représentation algérienne à Paris.
Selon la diplomatie algérienne, ce genre d’entrave n’est pas seulement imposé à l’ambassade à Paris, mais aussi aux centres consulaires algériens en France.
Réagissant à ces blocages, le gouvernement algérien a décidé d’appliquer le principe de réciprocité. « En stricte application du principe de la réciprocité, le directeur des Immunités et privilèges diplomatiques au ministère des Affaires étrangères a procédé à la récupération de l’ensemble des titres d’accès privilégiés aux ports et aux aéroports algériens accordés à l’ambassade de France en Algérie », lit-on dans le communiqué du ministère des Affaires étrangères.
À la lumière de ces nouvelles tensions, la presse algérienne a rapporté que le gouvernement algérien avait indiqué qu’il envisageait la possibilité de saisir l’ONU pour défendre ses droits et garantir la protection de ses missions diplomatiques.
Source : RT
Tunisie : départ volontaire de 4 500 migrants irréguliers depuis début 2025
Samedi 26 juillet 2025
Les autorités tunisiennes ont annoncé que 4 500 migrants en situation irrégulière, principalement originaires d’Afrique subsaharienne, avaient quitté le territoire tunisien de manière volontaire depuis le début de l’année 2025. L’information a été communiquée le 24 juillet par Houssem Eddine Jebabli, porte-parole de la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN), lors d’une interview accordée à la radio privée Diwan FM.
Selon lui, ces départs ont été facilités dans le cadre d’un programme de retour volontaire, coordonné en partie avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Houssem Eddine Jebabli a expliqué que le nombre de migrants irréguliers présents dans les villes tunisiennes avait diminué, en particulier grâce aux actions menées par les services de sécurité pour endiguer les départs clandestins par voie maritime vers l’Europe.
En janvier dernier, le ministère des Affaires étrangères tunisien avait fait état du rapatriement de 7 250 migrants en situation irrégulière au cours de l’année 2024, avec l’appui de plusieurs partenaires internationaux, dont l’OIM.
Source : RT
Région Afrique de l'Ouest :
La Russie fournit au Burkina Faso un laboratoire mobile de dépistage des maladies infectieuses
Vendredi 1er août 2025
La Russie prévoit de livrer au Burkina Faso un laboratoire mobile capable de détecter plus de vingt maladies infectieuses, dont certaines très dangereuses. Ce dispositif, mis au point par Rospotrebnadzor, l'agence russe chargée de la santé publique, pourra effectuer jusqu'à 800 analyses par jour. L’arrivée de ce laboratoire est prévue avant le 1er décembre.
Facilement transportable et rapide à assembler, cette structure vise à renforcer les capacités du Burkina Faso à réagir face aux menaces épidémiques. Elle fait partie d’un programme de coopération mis en place entre la Russie et plusieurs pays africains, dans le cadre d’une initiative portée par le président russe Vladimir Poutine.
Cette action s’inscrit dans un rapprochement plus large entre Moscou et Ouagadougou. En effet, le ministre russe de l’Énergie, Sergueï Tsivilev, avait rencontré le président de transition burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré. Ensemble, ils avaient décidé de créer une commission intergouvernementale chargée d’approfondir les liens bilatéraux.
Les échanges commerciaux entre les deux pays ont connu une hausse significative en 2024, avec un volume presque cinq fois supérieur à celui de l’année précédente.
Il est à noter que des équipements similaires ont été envoyés cette année au Congo et au Burundi, accompagnés de programmes de formation destinés aux équipes médicales sur place.
Source : RT
Nigeria : Tinubu exhorte la jeunesse à bâtir l’avenir numérique du pays
Vendredi 1er août 2025
Le président nigérian Bola Ahmed Tinubu a lancé, jeudi, un appel à la jeunesse de son pays pour qu’elle utilise les outils numériques non seulement comme moyens d’expression personnelle, mais aussi comme leviers de transformation sociale et économique.
S’exprimant lors du Progressive Digital Media Summit, le chef de l’État a invité les jeunes Nigérians à faire de leurs plateformes digitales des espaces de solutions concrètes aux défis nationaux, tout en promouvant l’alphabétisation numérique et la culture de la redevabilité dans toutes les sphères de la société.
« Votre mission est claire : servez-vous de vos outils numériques pour résoudre des problèmes, encadrer d’autres jeunes et refléter le meilleur du Nigeria », a-t-il déclaré, tout en soulignant que les jeunes restent « le plus grand investissement de la nation. »
Dans un message empreint de responsabilité et d’optimisme, le président a exhorté la jeunesse nigériane à ne pas attendre de feu vert pour agir.
« Que vos empreintes numériques témoignent d’une génération qui n’a pas attendu la permission pour diriger, mais qui s’est levée avec courage et lucidité », a-t-il affirmé.
Source : APAnews
Mali : l'ex-Premier Ministre placé sous mandat de dépôt
Vendredi 1er août 2025
L’ancien Premier ministre malien, Moussa Mara, a été placé sous mandat de dépôt, vendredi 1er août 2025, à l’issue d’une audition devant le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, à Bamako.
Cette procédure fait suite à un message publié, le 4 juillet 2025, sur le réseau social X (anciennement Twitter), dans lequel il commentait une opération de levée de fonds initiée par les autorités maliennes dans le cadre d’un appel public à l’épargne. Dans cette publication, il évoquait notamment un « endettement intérieur masqué ». Ce message, relayé par de nombreux utilisateurs, avait déjà fait l’objet d’une audition de l’ancien Premier ministre par la Brigade d’investigations judiciaires de Bamako et par le parquet du Tribunal de grande instance de la Commune IV du District de Bamako.
Selon son avocat Me Mountaga Tall, « le Procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, saisi des mêmes faits et du même dossier, sans le moindre élément nouveau, a décidé de placer Moussa Mara sous mandat de dépôt et a fixé la date de son procès au 29 septembre prochain ». Quatre chefs d’inculpation ont été retenus à son encontre : atteinte au crédit de l’État, opposition à l’autorité légitime, incitation au trouble à l’ordre public et publication de fausses nouvelles attribuées mensongèrement à des tiers dans le but de troubler la paix publique. La Défense, qui conteste cette décision et les qualifications retenues, se dit déterminée « à faire triompher le Droit ».
Cette convocation intervient après une série d’auditions successives.
Moussa Mara a été Premier ministre du Mali entre avril 2014 et janvier 2015. Il a également été maire de la Commune IV de Bamako et député à l’Assemblée nationale.
Le parquet n’a pas encore communiqué officiellement sur l’affaire.
Source : APAnews
Ghana : 40 tonnes d’aide humanitaire envoyées à la Palestine
Samedi 2 août 2025
Le président ghanéen John Dramani Mahama a remis, le 1er août, un lot de 40 tonnes d’aide humanitaire destiné à la population civile palestinienne, lors d’une cérémonie officielle tenue au à Accra.
Composé de produits de cacao haut de gamme estampillés Golden Tree, Le don vise à soutenir les efforts internationaux en faveur des populations affectées par le conflit en cours, privées d’accès aux besoins essentiels.
« Nous condamnons la perte de vies humaines et les déplacements forcés, avec les conséquences dramatiques qui en résultent. J’appelle à la paix, à un accès humanitaire sans entrave, à la protection des civils et au respect du droit international humanitaire », a déclaré le chef de l’État ghanéen dans son allocution.
L’ambassadeur de la Palestine au Ghana, Abdalafatah A. K. Alsattari, qui a réceptionné le don, a salué un geste de solidarité du peuple ghanéen en ces temps difficiles.
Source : APAnews
Sénégal- Mauritanie : Dakar clarifie les règles de séjour
Lundi 28 juillet 2025
Le Ministère sénégalais de l’Intégration Africaine et des Affaires Étrangères a publié, lundi, un communiqué pour clarifier les conditions de séjour des ressortissants étrangers au Sénégal, face à une vague d’allégations relayées dans la presse et sur les réseaux sociaux. « Contrairement à certaines allégations relayées ces derniers jours dans la presse et sur les réseaux sociaux, l’État du Sénégal n’a pris aucune mesure à l’encontre des citoyens mauritaniens résidant sur son territoire », déclaré le ministère, balayant les rumeurs d’une main ferme.
Et d’ajouter : « Le Sénégal demeure fermement attaché aux principes de bon voisinage, de fraternité et de coopération qui lient nos deux pays », réaffirmant l’engagement envers une relation harmonieuse avec la Mauritanie.
Le communiqué rappelle une règle vieille de plus de cinq décennies : « L’exigence de la carte de séjour pour tout étranger souhaitant résider au Sénégal au-delà d’une période de trois (3) mois relève d’une disposition légale en vigueur depuis 1971, applicable à l’ensemble des ressortissants étrangers, quelle que soit leur nationalité. »
Par ailleurs, le ministère met en avant les liens bilatéraux : « Le Sénégal et la Mauritanie sont liés par des accords bilatéraux visant à faciliter le séjour et la circulation de leurs ressortissants respectifs, dans un esprit de réciprocité, de dialogue permanent et de respect mutuel. »
En outre, le Ministère a réaffirmé l’engagement des autorités sénégalaises à préserver l’harmonie entre les peuples frères de la sous-région et à œuvrer à la consolidation des liens historiques entre le Sénégal et la Mauritanie.
Source : Senewb
Côte d’Ivoire : le président Alassane Ouattara candidat à un quatrième mandat
Mercredi 30 juillet 2025
Le président ivoirien Alassane Ouattara, 83 ans, a annoncé, mardi 29 juillet, sa candidature à l’élection présidentielle d'octobre, pour briguer un quatrième mandat de suite à la tête du pays, dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux.
« Après mûre réflexion et en toute conscience, je vous annonce aujourd'hui que j'ai décidé d'être candidat à l'élection présidentielle du 25 octobre 2025 », a annoncé le président Ouattara. « Je suis candidat parce que la Constitution de notre pays m'autorise à faire un autre mandat et ma santé le permet », a ajouté Alassane Ouattara. « Ce nouveau mandat sera celui de la transmission générationnelle avec l'équipe que je mettrai en place. Nous pourrons consolider les acquis et nous continuerons à améliorer le quotidien de nos compatriotes, notamment les plus vulnérables », a-t-il poursuivi.
A noter que quatre figures de l'opposition sont écartées du scrutin, comme le président du principal parti d'opposition, Tidjane Thiam et l'ancien président et opposant Laurent Gbagbo.
Alassane Ouattara a été élu à la tête de la Côte d'Ivoire en 2010, succédant à Laurent Gbagbo (2000-2011) à l'issue d'une présidentielle émaillée de violences qui ont fait plus de 3000 morts et qui ont abouti à l'arrestation du président sortant.
Source : Le Figaro avec AFP
Région Afrique centrale :
Situation en RDC : un sommet EAC-SADC pour une solution africaine
Samedi 2 août 2025
Les dirigeants africains ont décidé, Vendredi, de mettre en place une initiative de paix menée par l'Afrique pour résoudre le conflit dans l'est de la République Démocratique du Congo.
En effet, lors d'une réunion avec des représentants de l'Union africaine et des États membres pour discuter de la crise sécuritaire dans l'est de la République démocratique du Congo, William Ruto, du Kenya, et le président Emmerson Mnangagwa, du Zimbabwe, ont pris l'initiative de fusionner les structures de médiation et de secrétariat de la CAE (Communauté de l'Afrique de l'Est), de la SADC (Communauté de développement de l'Afrique australe) et de l'Union africaine en une initiative unifiée dirigée par l'UA à Addis-Abeba.
Ruto a déclaré lors de la réunion qu'il s'agissait d'un « tournant ».
« Il existe désormais un processus mené par l'Afrique qui rassemble toutes les autres initiatives : Nairobi, Luanda et toute autre initiative en un processus cohérent sur la situation dans l'est de la RDC (République démocratique du Congo) », a-t-il déclaré, qualifiant la situation actuelle de « désastreuse ». Et d’ajouter : « Il existe une situation humanitaire, une situation sécuritaire grave et une instabilité qui touchent non seulement l'est de la RDC, non seulement la RDC et le Rwanda, mais aussi notre région. »
En juillet, les rebelles du M23, soutenus par et le Rwanda, ont signé une déclaration de principes pour un cessez-le-feu permanent dans l'est de la RDC où la quête de riches minerais ont donné lieu à l'un des conflits les plus longs d'Afrique, faisant des milliers de morts cette année.
Un autre accord de paix négocié par les États-Unis a été signé au Département d'État américain.
Le M23 est le groupe armé le plus important dans le conflit qui sévit dans l'est du Congo. Son avancée majeure au début de cette année a fait des milliers de morts et 7 millions de déplacés.
Source : Africanews
Au Cameroun, un candidat à l’élection présidentielle empêché de voyager
Vendredi 1er août 2025
L’ancien ministre camerounais de l’emploi et de la formation professionnelle, Issa Tchiroma Bakary, candidat à l’élection présidentielle d’octobre, a affirmé avoir été empêché de quitter le territoire camerounais, jeudi 31 juillet, selon un communiqué audio diffusé sur son compte TikTok officiel. « J’ai été arbitrairement empêché d’embarquer à l’aéroport de Yaoundé par la décision d’un commissaire affirmant agir sur instruction directe de la présidence de la République », a déclaré l’ex-porte-parole du gouvernement, qui avait démissionné et déclaré sa candidature fin juin.
Le président du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), longtemps allié du président Paul Biya, explique qu’il se rendait à Dakar pour se « recueillir sur la tombe du premier président du Cameroun, Ahmadou Ahidjo », dont la dépouille repose toujours au Sénégal, pour lui « rendre hommage ». « Lorsqu’un candidat à l’élection présidentielle est empêché de voyager, c’est tout un peuple qu’on empêche de respirer », a dénoncé le candidat de 75 ans, affirmant que « le système en place redoute la vérité et craint la transition [portée par le FSNC] ». Il exhorte « l’opposition, la société civile, la diaspora et les patriotes lucides » à s’unir pour mettre un terme à la « confiscation du pouvoir ».
Issa Tchiroma Bakary figure parmi les treize candidats retenus pour la course à la magistrature suprême. Le principal opposant, Maurice Kamto, écarté par la commission électorale, a déposé un recours. La liste définitive des candidats sera connue à l’issue de l’examen de 35 réclamations, lundi, par le Conseil constitutionnel.
Source : Le Monde avec AFP
RDC : l'ONU accuse le M23 du massacre de 169 civils début juillet
Jeudi 31 juillet 2025
Au moins 169 personnes ont été tuées par les rebelles du M23 début juillet en République démocratique du Congo. Des civils essentiellement. C’est ce que révèle un rapport de l’Organisation des nations unies.
En effet les dirigeants de la rébellion du M23, soutenue par le Rwanda dénoncent ‘’ une campagne de diffamation’’. Mais n’excluent pas l’ouverture d’une enquête.
Alors que le Bureau Conjoint des nations unies aux droits de l’homme parle d’un massacre des fermiers débuté le 9 juillet.
En juin le Haut-commissaire de l’Onu aux droits de l’homme avait accusé l’armée congolaise et ses milices ainsi que le M23, d’avoir commis des exactions qui pourraient constituer des crimes de guerre.
Ces accusations interviennent au moment où le gouvernement congolais et les rebelles de M23 doivent parvenir à un accord de paix le 18 août.
En outre, les deux camps négocient depuis des semaines à Doha au Qatar après l’accord entre Kinshasa et Kigali conclu sous l’égide des États-Unis.
Source : Africanews.
Région de l'Afrique australe :
L’Afrique du Sud mène des discussions "intensives" avec les Etats-unis
Vendredi 1er août 2025
L'Afrique du Sud est engagée dans des "négociations intensives" pour tenter de trouver un accord avec l'administration Trump, qui veut imposer à Pretoria des droits de douanes de 30% sur ses exportations vers les Etats-Unis, a déclaré vendredi le président sud-africain Cyril Ramaphosa.
L'Afrique du Sud fait partie des quelque 70 pays visés par des surtaxes douanières décidées par le président américain Donald Trump, dont l'entrée en vigueur initialement prévue vendredi a été repoussée au 7 août.
Les États-Unis sont le deuxième partenaire commercial de l'Afrique du Sud, après la Chine. Selon les estimations du gouverneur de la banque centrale sud-africaine, Lesetja Kganyago, 100.000 emplois sont menacés en Afrique du Sud par les surtaxes douanières américaines.
"Durant cette fenêtre toujours ouverte, nous espérons trouver un moyen de régler cette question", a déclaré à la presse M. Ramaphosa. "Des négociations intensives sont en cours", a-t-il ajouté.
"Notre tâche, c'est de négocier avec les États-Unis de la manière la plus forte et énergique que nous pouvons", a expliqué le président Ramaphosa. "Notre objectif, vraiment, c'est de sauver des emplois", a-t-il souligné.
Le président sud-africain a aussi mentionné les efforts en cours de Pretoria pour conquérir d'autres marchés à l'exportation, "car il est trop risqué de ne se focaliser que sur un seul".
Les liens entre les deux pays se sont détériorés depuis que M. Trump a pris ses fonctions en janvier, le président américain relayant notamment des accusations infondées selon lesquelles les agriculteurs blancs sud-africains sont victimes d'un "génocide".
Source : Tv5monde avec AFP
Afrique du Sud : Donald Trump pourrait ne pas participer au sommet au G20
Mercredi 30 juillet 2025
Le président américain Donald Trump a dit, mardi, qu'il ne se rendrait « probablement pas » au sommet du G20 en Afrique du Sud, prévu en novembre. Il a laissé entendre qu'il enverrait peut-être un représentant en raison des problèmes avec l'Afrique du Sud. Et d’ajouter : « Je pense que je vais peut-être envoyer quelqu'un d'autre, car j'ai beaucoup de problèmes avec l'Afrique du Sud. (...) Beaucoup de personnes se font tuer. Donc probablement pas, j'aimerais mais je ne pense pas y aller ».
En début de l'année, le secrétaire d'État américain Marco Rubio avait également boycotté une réunion des ministres des affaires étrangères du G20 en Afrique du Sud, pays qui assure la présidence du groupe de décembre 2024 à novembre 2025.
Le prochain sommet du G20 est prévu à Johannesburg, du 22 au 23 novembre 2025.
Il convient de souligner qu’en février, l'administration Trump a signé un décret suspendant l'aide financière américaine à l'Afrique du Sud. En cause, une réforme agraire. En effet, Pretoria a adopté une législation qui permet à l’État de saisir des terres sans compensation dans certaines circonstances, notamment lorsque des négociations pour un rachat équitable ont échoué.
La réforme a provoqué une vive réaction du président américain Donald Trump et son ex-allié Elon Musk, issu de la minorité Afrikaner qui estiment que la loi vise principalement les fermiers blancs sud-africains.
Source : Africanews et l’orient le jours
De violentes manifestations contre la hausse des prix font plus de 20 morts en Angola
Jeudi 31 juillet 2025
L'Angola connaît ses pires violences depuis plusieurs années.
En effet, Vingt-deux personnes ont été tuées en Angola depuis lundi 28 juillet dans de violentes manifestations pour protester contre la hausse des prix des carburants, accompagnées de nombreux pillages de magasins d'alimentation.
La décision du gouvernement début juillet d'augmenter les prix des carburants fortement subventionnés a provoqué un vif mécontentement dans le pays d'Afrique australe, deuxième producteur africain de pétrole après le Nigeria, mais où de nombreuses personnes vivent dans la pauvreté.
Des coups de feu ont retenti par intermittence à Luanda et dans plusieurs autres villes, où des affrontements ont opposé manifestants et forces de l'ordre. Il s'agit des pires violences enregistrées dans le pays depuis plusieurs années, selon les autorités.
Ce sont dans un premier temps des organisations de la société civile qui ont appelé à manifester le samedi, depuis trois semaines. Puis, l'association des taxis du pays a décrété une grève de trois jours qui a débuté lundi : la situation a dégénéré lundi et mardi en pillages généralisés.
"Nous déplorons 22 morts, dont un policier", a déclaré à la presse le ministre de l'Intérieur Manuel Homem à l'issue d'un conseil des ministres présidé par le chef de l'État João Lourenço. Le ministre a également fait état de 197 blessés.
Le gouvernement s'est justifié en affirmant que la baisse des subventions aux carburants devait permettre de financer la santé et l’éducation, selon les recommandations du Fonds monétaire international.
Dans un communiqué publié mercredi, les partis d'opposition Unita et Bloco Democrático ont déclaré que le pays traversait une "grave crise économique et sociale", due à des politiques "déconnectées de la réalité du pays".
Des ONG, dont Amnesty International, ont accusé la police d'avoir utilisé une force excessive contre les manifestants.
Source : France 24 Avec AFP
région de l'Afrique de l’Est :
Soudan : l'Union africaine appelle à "ne pas reconnaître" le gouvernement parallèle des paramilitaires
Vendredi 1er août 2025
L'Union africaine (UA) a appelé à ne "pas reconnaître" le gouvernement parallèle formé par les paramilitaires au Soudan.
Dans un communiqué publié mercredi 30 juillet, le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a averti que cette initiative constitue une menace grave pour la paix et l’unité nationale soudanaises. Il appelle les États membres et la communauté internationale à ne pas reconnaître ce gouvernement parallèle, soulignant le risque de fragmentation du pays.
L’UA réaffirme par ailleurs son soutien au gouvernement de transition établi en mai à Port-Soudan, dirigé par Kamil Idris, un ancien haut fonctionnaire de l’ONU. Elle exhorte toutes les parties à cesser immédiatement et sans condition les hostilités.
Par ailleurs, la Ligue arabe a dénoncé cette déclaration comme une tentative de créer une réalité militaire de fait, susceptible de diviser le Soudan en cantons en guerre. L’Arabie saoudite a elle aussi mis en garde contre les risques de chaos et de division.
Cette escalade survient dans un contexte de conflit ouvert depuis avril 2023 entre l’armée soudanaise et les RSF. Ce conflit a déjà causé des dizaines de milliers de morts et provoqué la pire crise mondiale de faim et de déplacements, selon l’ONU.
Source : Africanews
Soudan : échec de pourparlers menés par les Etats-Unis alors que les combats continuent
Jeudi 31 juillet 2025
Une nouvelle tentative de médiation visant à mettre fin à la guerre meurtrière au Soudan a échoué cette semaine, les Etats-Unis n’ayant pas réussi à réunir les acteurs internationaux-clés à Washington.
Sur le terrain, l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) mettent en place des gouvernements concurrents et cherchent à étendre leur contrôle territorial, avec notamment des combats acharnés au Darfour du Nord et au Kordofan (Ouest).
Depuis avril 2023, la guerre entre le général Abdel Fattah Abdelrahman Al-Bourhane, chef de l’armée, et son ancien adjoint, Mohammed Hamdan Daglo, dit « Hemetti », commandant des FSR, a fait des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés, provoquant ce que l’Organisation des Nations unies (ONU) qualifie de « pire crise humanitaire au monde », avec destructions, famine et choléra.
Plusieurs initiatives de médiation ont déjà été engagées, notamment à Djedda, en Arabie saoudite, et à Genève, en Suisse, mais aucune n’a abouti. Au début de juillet, le président américain, Donald Trump, a de son côté mis en avant les efforts de son administration pour la paix en Afrique : « Il reste encore beaucoup à faire, notamment dans des pays comme le Soudan, où les problèmes sont nombreux. »
Source : Le Monde avec AFP
