Œil sur l’Afrique du 18-26 juillet 2025 corige
Par: Ibraheem Kieta
Kagame appelle contre la soumission et pour la dignité africaine
Samedi 26 juillet 2025
À l’occasion de la prestation de serment du gouvernement dirigé par le nouveau Premier ministre Justin Nsengiyumva, le président Paul Kagame a prononcé un discours sur la dignité africaine, appelant à un changement de mentalité face aux humiliations subies par les peuples du continent.
Le président rwandais Paul Kagame a invité ses concitoyens et, au-delà, les Africains à rejeter l’attitude de soumission héritée du passé, soulignant la nécessité d’un changement profond des mentalités.
« Le niveau de manque de respect que les Rwandais et les Africains subissent chaque jour est stupéfiant. Mais nous devons nous demander : pourquoi le tolérons-nous ? Qu’est‑ce qui nous manque pour le rejeter ? » a-t-il lancé lors de la cérémonie de prestation de serment du nouveau gouvernement, dirigé par le Premier ministre Justin Nsengiyumva.
Insistant sur l’importance de « choisir ses batailles », Kagame a affirmé que « notre dignité, nos responsabilités » figurent parmi les combats fondamentaux : « Nous ne sommes pas ici pour servir les intérêts des autres – nous servons notre peuple. »
Pour le président rwandais, la transformation des mentalités est essentielle : « On ne peut pas rester les mêmes Rwandais, les mêmes Africains qu’il y a 100 ou même 50 ans. Il faut évoluer. »
Ce discours intervient lors de l’installation du nouveau Premier ministre, le Dr Justin Nsengiyumva, ancien vice-gouverneur de la Banque nationale du Rwanda, nommé le 23 juillet 2025 en remplacement d’Édouard Ngirente, en poste depuis 2017. Le changement ouvre la voie à la formation d’un nouveau Cabinet dans les 15 jours prévus par la Constitution.
Source : APA news
RDC : Joseph Kabila jugé par contumace pour ses présumés liens avec le M23
Samedi 26 juillet 2025
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, est actuellement jugé par contumace devant un tribunal militaire siégeant dans le quartier de Gombe, à Kinshasa.
L’ex-chef de l’État fait face à de lourdes accusations : meurtre, torture, viol et complot visant à renverser le gouvernement congolais. Ces chefs d’inculpation découlent de son soutien présumé aux rebelles du M23, un groupe armé qui a conquis de vastes territoires dans l’est du pays.
Joseph Kabila, qui a dirigé la RDC pendant 18 ans avant de céder le pouvoir à Félix Tshisekedi en 2019, a toujours nié tout lien avec le M23. Toutefois, son retour en mai dernier dans certaines zones sous contrôle rebelle a ravivé les tensions.
En outre, les autorités congolaises ont décidé de lever son immunité de sénateur à vie, ouvrant ainsi la voie à des poursuites judiciaires.
Installé en Afrique du Sud depuis plusieurs années, Kabila n’a pas encore réagi officiellement aux récentes procédures judiciaires.
Le tribunal militaire a annoncé l’ajournement de l’affaire au 31 juillet 2025.
Source : Africanews
Les 10 pays africains accueillant les plus grandes entreprises industrielles en 2025
Samedi 26 juillet 2025
Le secteur industriel en Afrique connaît une croissance significative, avec une valeur ajoutée estimée à près de 78 milliards de dollars et une production totale d'environ 285 milliards de dollars d’ici la fin 2025.
En effet, plusieurs pays ont émergé comme des pôles de production et d’innovation, renforçant leur influence dans le tissu industriel du continent. Voici le top 10 en 2025 :
10. Zambie
Le secteur manufacturier zambien est en croissance, notamment dans les domaines de l’agriculture, de la construction et des biens de consommation. Des acteurs comme Zambeef et Trade Kings dominent la filière agroalimentaire, tandis que la cimenterie et la métallurgie tiennent une place importante.
9. Tunisie
Ce pays est un acteur clé dans la fabrication d’équipements électroniques et de pièces automobiles destinés notamment au marché européen. La modernisation de son secteur textile favorise aussi une position de niche en fabrication légère.
8. Ghana
Grâce à une tradition forte dans la transformation de la banane, du cacao et des produits agricoles, le Ghana mise sur des initiatives comme le programme « One District One Factory » pour soutenir ses PME, avec des leaders comme Nestlé Ghana, Fan Milk ou Kasapreko.
7. Éthiopie
Les zones industrielles et la main-d'œuvre à bas coût attirent des entreprises mondiales, en particulier dans le textile, le cuir, le ciment et l’agro-industrie. Ces secteurs bénéficient du soutien de politiques gouvernementales ambitieuses.
6. Algérie
L’industrie algérienne siège principalement dans la cimenterie, l’automobile, la sidérurgie et l’électronique, avec des acteurs comme Groupe Cevital ou Lafarge Algérie qui renforcent le tissu industriel national.
5. Kenya
Les industries de biens de consommation et agroalimentaires prospèrent, notamment à Nairobi, qui devient un centre d’innovation dans la pharmacie et le plastique. Des sociétés comme Bidco Africa ou Brookside Dairy en sont des acteurs majeurs.
4. Maroc
Le Maroc est un hub industriel en Afrique du Nord, favorisé par des incitations gouvernementales dans l’aéronautique, l’automobile, la textiles et l’électronique. Renault, PSA et Bombardier y disposent d’unités de production stratégiques.
3. Nigeria
Le géant ouest-africain voit ses ambitions industrielles croître via des projets phares comme la Raffinerie Dangote et l’expansion de BUA Group. Ses industries principales comprennent le ciment, les produits de consommation, la nourriture et le pétrole.
2. Égypte
Le pays excelle dans l’exportation vers l’Europe et le Moyen-Orient avec des secteurs forts dans la chimie, le ciment, la pharmacie et les hydrocarbures. Des entreprises comme Elsewedy Electric et Cleopatra Group jouent un rôle déterminant.
1. Afrique du Sud
Numéro un en 2025, l’Afrique du Sud bénéficie d’infrastructures avancées et d’un tissu industriel diversifié. Ses secteurs phares incluent l’automobile, la sidérurgie, la chimie et l’alimentation, avec des géants comme Sasol, Volkswagen South Africa ou Sasol.
Source : Africanews
Sénégal : le FMI va dépêcher une mission à Dakar pour gérer la crise de la dette cachée
Vendredi 25 juillet 2025
Le Fonds monétaire international (FMI) a réaffirmé son engagement auprès du Sénégal malgré la crise déclenchée par la découverte de données économiques erronées. Lors d’un point de presse, Julie Kozack, directrice de la communication du FMI, a précisé que l’institution « reste étroitement engagée » avec Dakar, dans un contexte marqué par la suspension d’un programme de crédit de 1,8 milliard de dollars conclu en juin 2023.
Un audit commandité par le président Bassirou Diomaye Faye a révélé une sous-déclaration massive du déficit budgétaire (plus de 10 % du PIB fin 2023 contre 5 % initialement annoncés) et une dette publique réelle atteignant 99,7 % du PIB. Des prêts cachés, évalués entre 7 et 13 milliards de dollars, sont au cœur du scandale, dont l’origine remonte à l’administration précédente.
Pour débloquer la situation, une mission du FMI est prévue à Dakar fin août. Selon Mme Kozack, cette visite vise à discuter des mesures correctives et à initier les contours d’un nouveau programme. Elle a rappelé que le président Faye a exprimé « un engagement ferme en faveur de la transparence et des réformes », notamment lors de sa rencontre du 9 juillet avec Gita Gopinath, directrice générale adjointe du FMI.
Source : seneweb
Sénégal-Vietnam : une coopération stratégique renforcée pour un avenir commun
Vendredi 25 juillet 2025
Le président de l’Assemblée nationale vietnamienne a achevé, 24 juillet, une visite officielle de trois jours au Sénégal lors de laquelle trois accords ont été signés. L’accent est mis sur la souveraineté alimentaire.
Lors de son séjour au Sénégal, Trân Thanh Mân, le président de l'Assemblée nationale du Vietnam, aura rencontré, tour à tour, son homologue, le président de l’Assemblée nationale, le Premier ministre et le président de la République.
Au-delà de l’aspect commercial, les représentants vietnamiens ont également mis en avant le transfert de compétence dans les sciences et techniques agricoles. Avec, par exemple, des formateurs vietnamiens déployés au Sénégal ou des exploitants sénégalais envoyés au Vietnam.
Source : RFI
Meloni et Tebboune affichent à Rome une entente italo-algérienne cordiale
Vendredi 25 juillet 2025
La première ministre italienne, Giorgia Meloni, a reçu, mercredi 23 juillet, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, devant lequel elle a vanté une relation bilatérale d’un niveau « jamais atteint auparavant ». Celle-ci s’est traduite par la signature d’accords, notamment dans le domaine énergétique.
« Nos relations bilatérales ont atteint un niveau d'intensité et de solidité jamais atteint auparavant », s'est félicitée Giorgia Meloni devant la presse aux côtés de Abdelmadjid Tebboune, en visite officielle à Rome à l'occasion d'un forum économique italo-algérien. « Durant ce 5e sommet (...), nous avons pris des mesures concrètes qui expriment une ferme volonté politique de renforcer nos relations bilatérales historiques et d'élargir davantage les liens de coopération », a de son côté déclaré le président algérien.
Giorgia Meloni a salué la collaboration entre le géant public pétrolier algérien Sonatrach et le groupe italien ENI, « qui deviendra encore plus solide grâce aux accords signés aujourd’hui », en présence des PDG des deux entreprises, Rachid Hachichi et Claudio Descalzi.
Aucun détail n'a été fourni sur le contenu des accords signés mercredi, mais les deux groupes ont déjà signé début juillet un contrat de « partage de production » d'hydrocarbures d'un montant de 1,35 milliard de dollars. « Nous continuerons à travailler ensemble à la conception et à la mise en place de nouveaux corridors énergétiques et numériques entre l'Afrique du Nord et l’Europe », a insisté Giorgia Meloni.
Les deux pays ont aussi signé mercredi des accords de coopération dans le domaine de la défense, de la lutte contre le terrorisme et de l'immigration illégale. Giorgia Meloni s'était déjà rendue en visite en Algérie en janvier 2023.
Source : Le Figaro
Mali : remise officielle de la Charte pour la paix à Goïta
Vendredi 25 juillet 2025
Au Mali, le projet de nouvelle Charte nationale pour la paix et la réconciliation a été remis au président de la transition, le général Assimi Goïta. Un texte censé « panser les blessures profondes laissées par des années de crises multiformes » et « jeter les bases d’un Mali apaisé, uni et tourné vers l’avenir », selon la présidence.
Mais les rebelles indépendantistes du Nord, le rejettent catégoriquement, tout comme les politiques d'opposition.
Le texte complet n'a pas encore été publié. Il devrait l'être sous peu, après son adoption par le Conseil national de transition et sa promulgation par le chef de l'État. Mais d'après les fuites auxquelles RFI a pu avoir accès, son champ est très vaste : ses 106 articles parlent de justice, d'économie, de gouvernance, d'éducation, de lutte contre la corruption... Surtout, le texte « souligne la nécessité de résoudre les crises et les conflits en privilégiant les modes alternatifs et les mécanismes endogènes ».
L'accord de paix de 2015, conclu avec les indépendantistes du Nord et rompu par les autorités maliennes de transition, avait été élaboré avec l'appui d'une médiation internationale conduite par l'Algérie devenue bête noire des militaires au pouvoir.
Le nouveau texte est présenté par les autorités de transition comme une alternative nationale et souveraine.
La nouvelle charte a été « élaborée dans un esprit de concertation et d’inclusivité », se félicite la présidence. Lors de la remise du projet de charte, le général Assimi Goïta a souligné « le caractère participatif du processus ».
Dans un communiqué, le FLA estime que « ce document, loin d'être le produit d'un véritable processus de paix, encore moins une réponse aux injustices, est une énième mascarade ». Il dénonce « une manœuvre politique dilatoire ». Les rebelles et le régime de transition s'accordent au moins sur un point : aucun des deux camps ne juge envisageable de négocier avec l'autre.
Source : RFI
Google investit 37 millions de dollars pour développer l’IA en Afrique
Vendredi 25 juillet 2025
Google a dévoilé, jeudi 24 juillet, un programme de 37 millions de dollars destiné à accélérer le développement de l’intelligence artificielle (IA) en Afrique, avec des investissements allant de la recherche locale à des projets portant sur la surveillance des cultures agricoles ou l’adaptation des technologies aux langues africaines.
« L’Afrique abrite aujourd’hui certains des travaux les plus importants et les plus inspirants dans le domaine de l’IA », a déclaré James Manyika, vice-président de Google, lors du lancement d’un « centre communautaire dévolu à l’IA » à Accra, la capitale du Ghana. Ce centre servira de plaque tournante pour la formation, la collaboration et l’expérimentation.
Parmi les initiatives phares dévoilées figure l’AI Collaborative for Food Security, un réseau réunissant chercheurs et organisations à but non lucratif pour concevoir des outils capables d’améliorer la détection précoce de la famine, la résilience des cultures et la prise de décision pour les petits exploitants agricoles. Objectif : aider les systèmes alimentaires africains à mieux résister aux chocs climatiques et économiques.
Le groupe américain s’apprête également à lancer une plateforme de financement pour soutenir les start-up axées sur l’IA dans les secteurs de l’agriculture, de la santé et de l’éducation. Par le biais de sa branche philanthropique, le groupe promet 7 millions de dollars pour élargir les initiatives d’éducation à l’IA au Nigeria, au Kenya, en Afrique du Sud et au Ghana. En parallèle, Google a annoncé un financement de 3 millions de dollars au collectif Masakhane, qui développe des outils d’IA pour plus de 40 langues africaines.
Source : Le Monde avec AFP
La CPI condamne deux responsables centrafricains pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité
Jeudi 24 juillet 2025
La Cour pénale internationale (CPI) a condamné, jeudi 24 juillet, un ancien haut responsable du football centrafricain et un milicien pour de multiples crimes de guerre commis pendant la guerre civile qui a ravagé le pays en 2013 et 2014. L’ancien ministre des sports Patrice-Edouard Ngaïssona était l’un des principaux dirigeants des anti-balaka, milices d’autodéfense opposées à Michel Djotodia, président de l’époque, et à la Séléka, lorsque le pays a sombré dans la guerre civile, tandis qu’Alfred Yekatom, ancien député surnommé « Rambo », les commandait sur le terrain.
La CPI a condamné M. Yekatom à quinze ans de prison pour 20 faits de crimes de guerre et crimes contre l’humanité, dont des meurtres et des actes de torture. M. Ngaïssona a, quant à lui, été condamné à douze ans de prison pour 28 chefs d’accusation de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Leurs milices, connue sous le nom d’anti-balaka (« anti-machette »), avaient été formées en tant que groupe d’autodéfense après qu’une coalition de rebelles, appelée la Séléka, avait pris d’assaut la capitale, Bangui, et renversé le président de l’époque, François Bozizé.
La Centrafrique a connu une succession de guerres civiles et de gouvernements autoritaires depuis son indépendance de l’empire colonial français, en 1960.
Créée en 2002, la CPI est le seul tribunal indépendant au monde capable de poursuivre les individus accusés des crimes les plus graves.
Source : Le Monde avec AFP
Centrafrique : publication des listes avant les élections générales
Jeudi 24 juillet 2025
À 5 mois des élections générales, prévues en décembre 2025, l’Autorité nationale des élections publie les listes électorales provisoires en Centrafrique.
Selon les chiffres de l’Autorité nationale des élections, sur les plus de 5 000 000 d'habitants que compte la Centrafrique, plus de 2 300 000 électeurs sont inscrits sur les listes électorales.
“Le Président de l’ANE a exprimé sa profonde reconnaissance à l’ensemble des Commissaires électoraux ainsi qu’aux cadres de l’institution pour la qualité du travail accompli. Il a également adressé ses remerciements au Gouvernement ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers pour leur contribution déterminante à la mise en œuvre de cette étape essentielle du processus électoral”, a écrit l’ANE dans une publication sur son compte Facebook.
Après cette première étape, l’organe en charge des élections procédera à la confection des cartes d'électeurs puis à la convocation du corps électoral.
Les élections générales : législatives et présidentielles sont prévues en décembre 2025. Les élections locales, qui avaient été reportées dans un premier temps, se dérouleront dans le même mois.
Source : Africanews.
Bassirou Diomaye Faye attendu au Togo et au Libéria
Jeudi 24 juillet 2025
D’après le communiqué publié à l’issue du Conseil des ministres de mercredi 23 juillet, le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, se rendra d’abord à Lomé, ce vendredi 25 juillet 2025, pour une visite de travail à l’invitation de son homologue togolais, Faure Gnassingbé. Le lendemain, samedi 26 juillet, il prendra part aux festivités marquant la fête nationale du Libéria, à Monrovia, à l’invitation du président Joseph Boakai.
Ces déplacements, qui s’inscrivent dans une dynamique de consolidation des relations bilatérales et de coopération sous-régionale, interviennent quelques jours seulement après la visite du président Faye à Cotonou, le 15 juillet dernier, où il avait rencontré le président béninois Patrice Talon.
Source : Apa News
Égypte : le ministre des AE s'envole pour la Mali, quatrième étape de sa tournée en Afrique de l'Ouest
Mercredi 23 juillet 2025
Le ministre Égyptien des Affaires étrangères et de l'Emigration, M. Badr Abdelatty s'est envolé, mardi, pour la République du Mali, quatrième étape de sa tournée officielle en Afrique de l'Ouest. Il y est accompagné d'une délégation de haut niveau, composée de 30 hommes d'affaires et de représentants d'importantes entreprises égyptiennes opérant dans divers secteurs.
Lors de son déplacement à Bamako, la capitale du Mali, le chef de la diplomatie aura une suite de rencontres avec de hauts responsables maliens, des membres du gouvernement avec qui il examinera les moyens de donner une impulsion aux relations bilatérales et de promouvoir la coopération entre l'Egypte et le Mali.
Abdelatty doit également prendre part à un forum d'affaires visant à consolider les liens commerciaux et d'investissement entre les deux pays. Il aura ensuite une rencontre avec la communauté égyptienne au Mali.
Les entretiens de M. Abdelatty à Bamako porteront de même sur des échanges de vue sur les questions régionales d'intérêt commun, en particulier la situation dans le Sahel et les efforts de lutte contre le terrorisme et la radicalisation.
Source : MENA
Le président tunisien montre des photos d'enfants affamés de Gaza à un conseiller de Trump
Mercredi 23 juillet 2025
En recevant le conseiller de Donald Trump pour l'Afrique, le président tunisien Kais Saied lui a montré des photos d'enfants affamés à Gaza, affirmant qu'il était "temps que l'humanité entière se réveille".
"Je crois que ces photos, vous les connaissez bien. Un enfant qui pleure, qui mange du sable en Palestine occupée", a dit M. Saied à Massad Boulos selon une vidéo publiée mardi soir sur la page Facebook de la présidence.
Le chef de l'Etat tunisien a montré plusieurs autres photos au conseiller du président américain d'enfants squelettiques "à l'agonie" selon lui.
"C'est absolument inacceptable. C'est un crime contre l'humanité entière", a martelé Kais Saied devant un M. Boulos debout et mains croisées face à lui.
"Il est temps que l'humanité entière se réveille pour mettre fin à ces crimes contre le peuple palestinien", a-t-il ajouté.
Après la Tunisie, Massad Boulos, qui est aussi le père du gendre de Donald Trump, est arrivé mercredi à Tripoli, selon une chaîne libyenne.
Source : AFP
La Russie et le Togo renforcent leur coopération militaire
Mercredi 23 juillet 2025
Le gouvernement russe a approuvé un projet de loi portant ratification d'un accord de coopération militaire avec le Togo. Cette décision, révélée le 22 juillet par l'agence de presse russe TASS sur la base de documents officiels, intervient dans un contexte de renforcement des liens militaires de Moscou en Afrique de l'Ouest.
Selon Vladimir Grouzdev, membre de la commission gouvernementale sur l'activité législative et président du Conseil de l'Association des juristes de Russie, l'accord prévoit notamment des exercices et des formations militaires conjointes. En outre, il permet une assistance médicale d'urgence entre les forces armées russes et togolaises.
Grouzdev souligne l'importance stratégique du Togo, le qualifiant de partenaire le plus « organisé et équipé » en Afrique tropicale. Il rappelle que le pays abrite le port maritime le plus fréquenté de toute l'Afrique de l'Ouest.
Le Togo a fait des progrès significatifs non seulement dans le domaine militaire, mais aussi en matière de cybersécurité.
A noter que ces dernières années, la Russie a intensifié ses engagements militaires sur le continent africain. Le président Vladimir Poutine avait affirmé, en novembre dernier, que de nombreux pays africains manifestaient un intérêt croissant pour une coopération sécuritaire avec Moscou.
Source : RT
Mali : les États-Unis réaffirment leur engagement dans les domaines sécuritaires et économiques
Mercredi 23 juillet 2025
Le sous-secrétaire d’État adjoint pour l’Afrique de l’Ouest, William B. Stevens a achevé mardi 22 juillet par le Mali une visite dans les trois pays membre de l’Alliance des États du Sahel. L’émissaire du président Trump envisage de coopérer avec le Mali, notamment dans les domaines sécuritaires et économiques.
« La lutte contre le terrorisme, c’est la lutte de tout le monde », a déclaré à Bamako le sous-secrétaire d’État adjoint américain pour l’Afrique de l’Ouest, William B. Stevens. « Ce serait une aubaine pour les États-Unis de travailler avec le Mali », a-t-il ajouté.
William Stevens n’a pas officiellement parlé de présence militaire américaine dans le Sahel pour lutter contre le terrorisme. Mais selon une source diplomatique malienne, les États-Unis aideront le Mali au moins en mettant à sa disposition le renseignement.
En outre, les Américains veulent également faire des affaires au Mali. En effet, l’émissaire américain a annoncé la création très prochaine de la Chambre américaine de commerce pour des investisseurs privés américains voulant investir au Mali et travailler avec les investisseurs maliens.
Lors d’un point de presse, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, s’est réjoui de ce partenariat gagnant-gagnant qui devrait bientôt voir le jour, ainsi que de cette nouvelle posture des États-Unis à l'égard de son pays. « Nous nous réjouissons de la posture et de l'analyse constructive et pragmatique de la nouvelle administration américaine. Il est notre désir de continuer à entretenir des relations amicales et des relations de partenariat avec les États-Unis d'Amérique, dans le cadre d'un dialogue constructif », a insisté le ministre malien.
Source : RFI
En Gambie, des milliers de personnes manifestent contre la corruption
Mercredi 23 juillet 2025
Des milliers de personnes ont manifesté mercredi à Banjul pour dénoncer, selon elles, la corruption et la mauvaise gouvernance dans le pays depuis l'arrivée au pouvoir en 2017 du président gambien Adama Barrow. Les manifestants ont réclamé plus de justice dans le pays, accusant le pouvoir du président Adama Barrow d'être coupable de plusieurs scandales.
Ils reprochent notamment au régime de Barrow la mort en 2022 de dizaines d'enfants à cause de sirops contre la toux frelatés importés d'Inde. Soixante-dix enfants âgés de 5 ans ou moins sont morts en 2022 après avoir pris ces médicaments en vente libre, ce qui avait provoqué un tollé national dans le pays d'Afrique de l'Ouest peuplé d'environ 2,5 millions d'habitants.
Parmi les autres points de la contestation figurent des scandales financiers présumés liés notamment à la gestion de la pandémie du Covid-19, ou encore un détournement de fonds présumé au sein de la direction du port de Gambie.
Plus petit Etat continental d'Afrique, la Gambie figure parmi les 20 pays les moins développés au monde, selon les Nations unies.
Source : AFP
Sahara occidental : le Portugal appuie le plan d’autonomie marocain
Mercredi 23 juillet 2025
Le Portugal considère la proposition d’autonomie présentée par le Maroc pour le Sahara occidental comme une base « sérieuse, crédible et constructive » pour résoudre ce différend dans le cadre d’un processus mené sous l’égide des Nations unies, a fait savoir, mardi 22 juillet, le ministre des affaires étrangères, Paulo Rangel.
La proposition d’autonomie sous souveraineté marocaine « présentée jusqu’à présent par le royaume du Maroc » est « considérée par le Portugal comme étant la base la plus sérieuse, crédible et constructive pour parvenir à une solution », a déclaré le ministre portugais à l’issue d’une rencontre avec son homologue marocain, Nasser Bourita, en déplacement à Lisbonne. « Cela dit, toute solution devra toujours (…) se faire sous l’égide des Nations unies », a-t-il précisé, se réjouissant que le Maroc soutienne cette option.
Il importe e souligner que le Sahara occidental, colonie espagnole jusqu’en 1975, est contrôlé en majeure partie par le Maroc mais considéré par les Nations unies comme un territoire non autonome. Un conflit y oppose depuis cinquante ans le Maroc aux indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l’Algérie. Un cessez-le-feu avait été conclu en 1991 et une mission de l’ONU devait y organiser un référendum d’autodétermination qui ne s’est jamais concrétisé. Depuis, les Nations unies appellent régulièrement au dialogue et à la reprise des négociations pour parvenir à une solution politique durable.
Ainsi le Portugal rejoint la position d’autres pays européens soutenant la proposition marocaine, a rappelé le ministre.
La France aussi avait apporté l’été dernier un soutien appuyé au plan d’autonomie du territoire « sous souveraineté marocaine » proposé par Rabat.
Source : Le Monde avec AFP
Burkina Faso : libération de deux journalistes réquisitionnés de force dans la lutte antidjihadiste
Mercredi 23 juillet 2025
Deux journalistes burkinabés réquisitionnés de force dans la lutte antidjihadiste ont été libérés lundi 21 juillet, quelques jours après la libération de deux de leurs confrères, a annoncé Reporters sans frontières (RSF) mardi.
« Le président de l’Association des journalistes du Burkina Faso (AJB), Guezouma Sanogo, et le journaliste de la radio Femina FM, Phil Roland Zongo, ont rejoint Ouagadougou et leurs proches dans la soirée du 21 juillet, après quatre mois de réquisition forcée », a écrit RSF dans un communiqué. Ils étaient « réquisitionnés dans la zone de Fada N’Gourma, dans l’est du pays (…) depuis la fin mars », a ajouté l’ONG.
Guézouma Sanogo avait été arrêté le 24 mars, quand et Phil Roland Zongo avait été arrêté la veille, « à son domicile », rappelle-t-elle. Ils avaient, « lors d’un congrès de l’AJB, respectivement dénoncé la transformation des médias publics en outils de propagande et demandé la libération des journalistes enlevés et réquisitionnés », précise-t-elle.
« Au moins deux (journalistes,) sont encore au front à l’heure où nous écrivons ces lignes », alerte RSF. L’ONG « demande à présent aux autorités de faire toute la lumière sur leur sort ».
Source : Jeune Afrique Avec AFP
Nigéria : une sénatrice interdite de siéger après sa plainte pour harcèlement
Mercredi 23 juillet 2025
Au Nigéria, la sénatrice Natasha Akpoti-Uduaghan, qui a accusé le président de la chambre haute de harcèlement, a été empêchée de regagner son siège mardi. Elle avait été suspendue en mars dernier, officiellement pour "faute grave". Malgré l'annulation de cette décision du Sénat par la justice nigériane, l’accès au Parlement lui a été refusé. Des dizaines de policiers armés ayant bloqué les accès.
Devant la presse ce jour-là, la sénatrice a exprimé sa déception, accusant l’Assemblée de piétiner une décision de justice. Elle a indiqué qu’elle consulterait son équipe juridique pour les prochaines étapes.
Pour rappel, en février dernier, la sénatrice Natasha Akpoti-Uduaghan a accusé Godswill Akpabio, président du Sénat, de lui avoir demandé des faveurs sexuelles en échange d’un soutien au Parlement. Des accusations que le concerné a toujours niées.
La sénatrice a par la suite été suspendue pour une durée de six mois, officiellement pour faute grave.
Source : Africanews.
Egypte : le ministre des AE ouvre le forum d'affaires égypto-burkinabè
Mardi 22 juillet 2025
Le ministre Égyptien des Affaires étrangères et de l'Immigration, Dr Badr Abdel Ati, a inauguré le mardi 22 juillet le Forum économique égypto-burkinabè, tenu au siège de la Chambre de commerce du Burkina Faso dans la capitale Ouagadougou.
Le forum a vu la participation d’une importante délégation composée de 30 hommes d’affaires, présidents et représentants de grandes entreprises égyptiennes opérant dans divers secteurs. Cette délégation était conduite par le président du Comité de coopération africaine à la Fédération des industries égyptiennes, Dr Sherif El-Gabaly, et comprenait notamment le président du Conseil d’exportation des industries médicales, Dr Mohie Hafez, le directeur adjoint de l’Organisme pour l’Avenir de l’Égypte pour le développement durable, le Général Hazem Ahmed Yehia, ainsi que des représentants de l’Association des exportateurs égyptiens, de l’Autorité générale du pétrole et de l’Autorité des ressources minérales.
Le forum a été marqué par des rencontres bilatérales entre représentants des entreprises égyptiennes et burkinabè, ouvrant la voie à l’établissement de partenariats et à l’examen de projets conjoints dans plusieurs secteurs clés, notamment l’agriculture, les industries pharmaceutiques, les infrastructures, les mines, les industries de transformation et les énergies renouvelables.
Dans son discours, le ministre égyptien a souligné que le forum visait à ouvrir des canaux de communication directe entre les milieux d'affaires des deux pays. Il a appelé les participants du secteur privé à saisir les opportunités d’investissement disponibles et à bâtir des partenariats fondés sur la confiance, la durabilité et les bénéfices mutuels. Il a également mis en avant la profondeur des relations fraternelles et historiques entre l’Égypte et le Burkina Faso, relations qui ont connu un développement notable aux niveaux politique, économique et de développement.
En conclusion, le ministre égyptien a affirmé que ce forum représentait une plateforme pour concrétiser la volonté commune de construire un avenir économique fondé sur l’intégration continentale et la confiance dans les capacités propres de l’Afrique. Il a exprimé l’espoir que les résultats du forum contribueront à porter le partenariat entre l’Égypte et le Burkina Faso vers des horizons plus larges de coopération, de développement et de prospérité.
Source : Nile TV International avec OGI
Zambie : la Chine envoie une flotte de camions miniers électriques
Mardi 22 juillet 2025
La Chine a lancé dimanche une opération majeure en Afrique en envoyant une flotte de camions miniers entièrement électriques destinés à un projet d'extraction de cuivre en Zambie.
Une étape significative dans le domaine de l’exploitation minière écologique, cette livraison inclut 31 véhicules innovants, marquant selon les experts un premier déploiement de grande ampleur de camions miniers électriques dans un projet africain.
Ce projet, mené par Breton Technology, est une collaboration stratégique avec un opérateur minier local. Li Wenjie, président de la société de construction commerciale de Chine en Afrique, a expliqué que « ce site d’exploitation à ciel ouvert en Zambie est un exemple de notre coopération avec Breton. La livraison comprend 31 véhicules, et il s’agit, à notre connaissance, du premier déploiement massif de camions miniers électriques en Afrique. Cela va contribuer à moderniser l’équipement minier local tout en réduisant l’impact environnemental. »
Breton Technology est chargé de fournir un système de robot minier sans émissions de carbone, intégrant des véhicules électriques autonomes et des technologies d’énergie propre. Teng Fei, responsable des activités à l’étranger pour Breton, a décrit l’innovation : « Nos véhicules sont équipés de nombreux capteurs pour rendre l’ensemble de la flotte intelligente. Nous proposons également un système de gestion de flotte intelligent, permettant aux opérateurs de suivre, contrôler et optimiser la productivité via des écrans et des logiciels avancés. »
Cette opération symbolise une étape essentielle dans la mise en œuvre de solutions minière écologiques et automatiques en Afrique, tout en renforçant la position de la Chine comme leader dans la fabrication et la promotion de technologies vertes pour l’extraction de ressources naturelles.
Source : Africanews.
L’armée malienne annonce la neutralisation d’un chef du groupe terroriste
Mardi 22 juillet 2025
Les Forces armées maliennes (FAMa) ont annoncé dans la journée du 21 juillet la neutralisation d’un des chefs de l’État islamique au Sahel (EIS) dans le cadre d’une opération de précision menée dans la zone de Tinfadimata, dans la région de Ménaka, dans le nord-est du Mali.
Souleymane Ag Bakawa, surnommé « Soldat » (Al-jundi) est « l’un des chefs notoires » du groupe terroriste, selon un communiqué de l’état-major général des armées.
Le chef terroriste, « particulièrement redouté », selon la même source, dirigeait un groupe « tristement célèbre pour avoir semé la terreur dans la ville de Ménaka et ses environs ». Il était « directement impliqué dans plusieurs enlèvements de civils ainsi que dans des assassinats ciblés » contre les forces armées et les populations civiles.
Le conseiller de la transition Moussa Ag Acharatoumane, par ailleurs responsable du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA, un mouvement politique et militaire touareg qui existe depuis 2016), a fait savoir que « l’opération, fondée sur des renseignements précis, visait Souleymane Ag Bakawa, alias Soldat, un déserteur devenu officier terroriste particulièrement actif dans la région ».
Recensant les crimes du chef terroriste, le conseiller a indiqué qu’il « était impliqué dans l’assassinat de deux policiers et des combattants du MSA à Ménaka il y a quelques semaines, dans l’exécution de plusieurs civils, dont des notables, ainsi que dans l’enlèvement récent du président de la société civile de Ménaka Sidi Barka ».
Les récentes neutralisations et captures qui ont eu lieu dans ce secteur pourraient constituer une opportunité pour les forces maliennes pour démanteler les structures opérationnelles de l’EIS dans la région de Gao.
source : RT
Togo : le parti au pouvoir remporte les élections municipales
Mardi 22 juillet 2025
L’Union pour la République (UNIR), le parti au pouvoir au Togo, a obtenu 75 % des sièges lors des élections municipales du jeudi 17 juillet, selon les résultats provisoires proclamés lundi par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Les élections municipales se sont déroulées dans le calme, alors que le pays est confronté depuis début juin à des manifestations meurtrières à l’appel de blogueurs et d’artistes réclamant un changement de pouvoir et dénonçant la récente réforme constitutionnelle ayant consolidé le pouvoir de Faure Gnassingbé, à la tête du pays depuis vingt ans.
Selon les résultats provisoires publiés lundi par la CENI, l’UNIR, le parti de Faure Gnassingbé, a obtenu 1 150 sièges de conseillers municipaux sur les 1 527, soit 75 %. Dans l’opposition, l’Alliance nationale pour le changement (ANC) a de son côté fait élire 51 conseillers, soit 3,3 % des sièges.
Les conseillers municipaux éliront à leur tour les maires des 117 communes du pays. Pour ces élections municipales, les troisièmes de l’histoire du pays, 2,5 millions d’électeurs se sont rendus aux urnes, soit 55 % des inscrits. « Nous allons transmettre ces résultats à la Cour suprême pour contrôle et validation », a fait savoir, lundi, le président de la CENI, Dago Yabré, après la proclamation des résultats provisoires.
Les dernières municipales remontent à juin 2019, trente-deux ans après les précédentes en raison de plusieurs crises politiques.
L’UNIR avait alors remporté plus de 60 % des sièges de conseillers municipaux. Le taux de participation avait alors été estimé à 52,46 %, selon la commission électorale, et était faible à Lomé.
Avant 1987, il n’y avait pas d’élections municipales au Togo. Le pays a connu des vagues de manifestations massives contre le pouvoir, notamment en 2005, année de l’élection de Faure Gnassingbé, puis en 2013 et entre 2017 et 2018.
Source : Le Monde avec AFP
La RDC et le M23 signent une déclaration de principes pour un cessez-le-feu, au Qatar
Lundi 21 juillet 2025
La République démocratique du Congo (RDC) et le groupe rebelle de M23 ont signé, le 19 juillet, au Qatar, une déclaration de principe qui devrait mettre un terme aux combats dans l'est de la RDC.
Cette région riche en minerais est en proie aux conflits depuis plus de trente ans et de précédents accords de paix et cessez-le-feu ont été conclus puis violés ces dernières années.
Cette région riche en minerais est en proie aux conflits depuis plus de trente ans et de précédents accords de paix et cessez-le-feu ont été conclus puis violés ces dernières années.
Le M23, qui s’est emparé de villes stratégiques – dont Goma et Bukavu – lors d’une offensive éclair en janvier et février, avait insisté pour négocier son propre accord de cessez-le-feu avec Kinshasa, après que son allié rwandais a signé un accord de paix à Washington en juin.
« Les parties réaffirment leur engagement en faveur d’un cessez-le-feu permanent », comprenant l’interdiction d’attaques « de toutes natures », la « diffusion de propagande haineuse ou incitant à la violence » et « toute tentative de conquête ou de modification des positions par la force sur le terrain », indique une déclaration de principes signée par des hauts responsables du M23 et de la RDC à Doha après trois mois de discussions.
Les parties se sont engagées à mettre en œuvre les dispositions de la déclaration « au plus tard le 29 juillet 2025 ». Le texte énonce l’engagement d’entamer « au plus tard le 8 août 2025 » des négociations formelles en vue d’un accord de paix global qui doit être signé « au plus tard le 18 août 2025 ». Elle prévoit également une feuille de route pour le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans l’est de la RDC une fois un accord de paix signé.
« Cette déclaration tient compte des lignes rouges que nous avons toujours défendues, notamment le retrait non négociable de l’AFC/M23 des parties occupées suivi du déploiement de nos institutions », s’est félicité sur X le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya.
« L’une des clauses les plus importantes de la déclaration d’intention est l’accent mis sur l’extension du contrôle et de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble de son territoire », a souligné l’envoyé spécial des Etats-Unis pour l’Afrique, Massad Boulos, présent lors de la signature. « Nous savons qu’il n’y a pas de solutions magiques, notamment en ce qui concerne le calendrier », a-t-il toutefois souligné.
Les violences se sont intensifiées au cours des derniers mois dans cette région frontalière du Rwanda, avec une offensive éclair du M23 et des troupes rwandaises (FDR) face à l’armée congolaise. Elles ont fait des milliers de morts, selon le gouvernement congolais et l’ONU, et aggravé une crise humanitaire pour des centaines de milliers de déplacés.
Le Rwanda a également salué l’accord, se disant « déterminé à contribuer à une paix durable et au développement économique de la région des Grands Lacs », selon un communiqué du ministère des affaires étrangères.
Par ailleurs, Kigali nie soutenir militairement le groupe armé qui a repris ses opérations dans la région en 2021 mais, début juillet, des experts de l’ONU ont pointé le « rôle déterminant » joué par son armée dans l’offensive de janvier et février.
L’Union africaine, l’Union européenne et la mission onusienne de maintien de la paix dans le pays (Monusco) ont salué une « avancée » significative dans les efforts déployés pour instaurer une paix durable.
Source : Le Monde avec AFP
La Mauritanie célèbre 60 ans de coopération avec la Chine
Lundi 21 juillet 2025
Alors que la Mauritanie et la Chine célèbrent six décennies de relations diplomatiques, le président Mohamed Ould Ghazouani a souligné les bases essentielles de leurs relations diplomatiques, notamment les échanges culturels et éducatifs.
Le président mauritanien, lors d’une interview exclusive avec Chine Media Group, est revenu sur certains de leurs projets communs, évoquant les fondements de leurs liens croissants.
"Les échanges culturels revêtent une importance vitale dans les relations internationales, car ils constituent une passerelle essentielle pour la communication entre les peuples. Je pense que la plupart des nations, ou plutôt tous les pays du monde, aspirent à approfondir les échanges culturels avec la Chine. Ce sentiment est partagé dans toute l'Afrique, y compris ici en Mauritanie. Nous entretenons avec la Chine des liens culturels et humains profondément significatifs", a déclaré Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, le président mauritanien.
L'Institut Confucius de l'Université de Nouakchott, créé en 2019, est selon le président un excellent exemple de coopération culturelle réussie.
En juillet 2023, la Chine et la Mauritanie ont signé un plan de coopération dans le cadre de l'Initiative la Ceinture et la Route (ICR).
La Chine est le principal partenaire commercial de la Mauritanie.
Source : Africanews
L’Erythrée met en garde l’Ethiopie contre une guerre
Lundi 21 juillet 2025
Le président de l’Erythrée, Isaias Afwerki, a mis en garde son voisin éthiopien enclavé contre une guerre et a qualifié ses ambitions d’accès à la mer d’« irréfléchies ».
Addis-Abeba et Asmara ont eu des relations en dents de scie depuis l’indépendance érythréenne en 1993. De 1998 à 2000, une guerre a opposé les deux pays de la Corne de l’Afrique pour des différends territoriaux, faisant plusieurs dizaines de milliers de morts.
Pour le président érythréen, si l’Ethiopie, « pense pouvoir submerger les forces érythréennes par une attaque par vagues humaines, elle se trompe », a-t-il déclaré samedi soir 19 juillet.
« Avant d’entraîner le peuple éthiopien dans des guerres non désirées ou de l’utiliser à des fins politiques, il faut d’abord résoudre les problèmes internes du pays », a ajouté, lors d’un entretien avec la chaîne nationale Eri-TV.
Le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, avait peu de temps après son arrivée au pouvoir en 2018 signé un accord de paix avec le dirigeant érythréen.
Entre 2020 et 2022, au Tigré, région éthiopienne frontalière de l’Erythrée, un violent conflit a opposé des rebelles à l’armée fédérale, appuyée par des soldats érythréens. Au moins 600 000 personnes ont été tuées selon une estimation de l’Union africaine.
Un accord de paix a mis fin aux combats, mais des troupes érythréennes sont toujours présentes au Tigré. Depuis la fin de ce conflit, les relations sont de nouveau à couteaux tirés, le premier ministre éthiopien étant accusé de lorgner sur le port érythréen d’Assab.
Source : Le Monde avec AFP
